se soigner

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7 indicateurs pour un meilleur suivi

7 indicateurs pour un meilleur suivi

Comment améliorer la prise en charge des patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ? Les précisions de la Haute autorité de Santé (HAS) sur les différentes étapes du suivi que sont le dépistage, la surveillance et la médication post-hospitalisation.

En France, 3,5 millions de patients souffrent d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (substances toxiques ou irritantes).

Zoom sur les 7 indicateurs* sur lesquels jouer pour améliorer la qualité du suivi des patients :

Le dépistage par la spirométrie ou d’explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) indispensable pour "ralentir l’évolution de la maladie et diminuer la fréquence et la sévérité des complications". Seuls 21,3% des patients à risque bénéficient de ce dépistage.

La vaccination contre la grippe en prévention des exacerbations. Mais seuls "52,7% des patients atteints de BPCO sont vaccinés contre la grippe et ce taux tombe à 33% chez les moins de 65 ans".

La réalisation d’explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) "pour surveiller la fonction respiratoire et ajuster ou renforcer les traitements si nécessaire. Elle n’est réalisée que pour 34,2% des patients".

Après une hospitalisation pour exacerbation de BPCO :

Le suivi médical des patients dans les 7 jours garant de la continuité des soins "mis en place chez seulement 41,9 % des patients".

Le suivi par le pneumologue dans les 60 jours pour "ré-évaluer les besoins du patient et ajuster le traitement à moyen terme". A ce jour, cette surveillance ne concerne que "30,9% des patients suivis sur cette période".

Le remboursement d’un traitement de bronchodilatateur de longue durée d’action dans les 90 jours pour "améliorer la fonction respiratoire. Un traitement de référence poursuivi ou initié par 74% des patients, et seulement 58% des plus de 85 ans".

Les soins de rééducation dans les 90 jours après une hospitalisation "recommandés pour améliorer la qualité de vie et diminuer la mortalité et le risque de ré-hospitalisation". A ce jour, seuls 31,1% des patients en bénéficient, même si une amélioration a été constatée chez les patients plus âgés : ce taux atteint 42% chez les plus de 85 ans.

A noter que "le nombre d’hospitalisations pour exacerbations de BPCO a augmenté de 15,5% de 2007 à 2012 et causé environ 18 000 décès en 2014".

Une précieuse adhésion aux soins est nécessaire.

"Il est important de noter que ces résultats ne dépendent pas uniquement des pratiques des professionnels mais aussi de l’acceptabilité par le patient de sa maladie et de son adhésion aux soins, examens et traitements, et enfin des possibilités d’accès aux soins (plateaux techniques, professionnels)", rappelle la HAS.

Les professionnels de santé pourront s’approprier ces indicateurs pour "déployer sur le terrain des plans d’actions". Et ce à l’échelle locale pour répondre aux besoins spécifiques d’un territoire. "Une expérimentation va ainsi démarrer en avril dans les Hauts-de-France."

*la publication de ces 7 indicateurs issus du Système national des données de santé s’inscrit "dans le cadre du chantier ‘qualité et pertinence’ de la stratégie "Ma santé 2022", co-piloté par l’Assurance Maladie (Cnam) et la Haute Autorité de santé". Données HAS.

 
 

Coordination des soins

Coordination des soins _ Association Josiane Salone, tous unis contre la BPCO.jpg

Pour garantir le meilleur résultat, le médecin traitant coordonne le traitement avec le pneumologue et les autres professionnels de santé (cardiologue, kinésithérapeute, diététicien, psychologue, sophrologue …).

Fortement recommandée, l'activité physique est indispensable dans la prise en charge de cette pathologie.

Les études montrent que 3 séances d'entraînement de 30 minutes par semaine permettent des effets bénéfiques importants en qualité de vie.

Outre le traitement médical de la BPCO, la rééducation respiratoire et la suppression des facteurs favorisants sont indispensables.

​- Le tabac :

​Le premier traitement de la BPCO, pour les fumeurs, consiste à arrêter de fumer, quel que soit le stade de la maladie. C'est la seule mesure susceptible de ralentir l'évolution de la maladie.

Fumer diminue les capacités respiratoires et cardiaques à l'effort. Le corps est moins bien oxygéné et les muscles moins performants.

 - L’exposition aux polluants professionnels.

​Rappelons que la BPCO touche en France, 3,5 millions de patients et elle en tue près de 18 000 chaque année.

​ Elle interfère gravement avec l’activité quotidienne, qu’elle soit professionnelle, sociale ou sportive.

 

Le diagnostic de surcroît est souvent tardif et comme cette maladie est encore trop peu connue du grand public, les malades – qui en reconnaissent mal les symptômes – ont parfois des difficultés à adhérer aux traitements qui leur sont prescrits.

 

La réhabilitation respiratoire