Quand les médecins prescrivaient la cigarette :

Revenons sur les relations entre l'industrie du tabac et les médecins et ces liens ne sont pas vraiment nouveaux.

De l'autre côté de l'Atlantique, au début des années 1950, pour se souvenir d'une publicité pour des cigarettes dans laquelle les médecins sont de très bon conseil. "D'un tout à l'autre du pays, des docteurs de tous les domaines de la médecine (généralistes, chirurgiens, cardiologues) ont dû répondre à cette question : quelle cigarette fumez-vous docteur ? La marque la plus citée fut Camel. Oui, selon cette enquête nationale, les docteurs fument des Camel plus que n'importe quelle autre cigarette. Jugez de la douceur des Camel par vous-même ! Fumez uniquement des Camel pendant trente jours et voyez si vous n'êtes pas d'accord. Les Camel sont les cigarettes les plus douces que vous n'aurez jamais fumé."

La cigarette considérée comme un... médicament.

Dès la fin du XIXe siècle, dans les journaux populaires, on présente la cigarette comme un médicament à prendre en cas de grippe, d’asthme ou même de bronchite.

 

Les médecins font leur apparition dans les années 1930. Les grandes marques de cigarette font appel à eux afin qu’ils vantent les vertus du tabac, excellent notamment pour la gorge. Les médecins sont toutefois de plus en plus au courant des effets néfastes du tabac pour la santé, notamment suite aux premières études réalisées dans les années 1940.

Par contre, au début des années 1950, les médecins ne font plus de publicité pour les cigarettes. À partir de cette période, les études sur la nocivité du tabac sont incontestables.

 

Il devient alors absolument impensable pour un médecin de faire une publicité pour la cigarette. Mais plus discrètement, des médecins ont été financés par l’industrie du tabac pour minorer tel ou tel effet sur la santé, voire pour témoigner en justice.

Récemment, en 2015, six ORL américains ont été épinglés pour avoir témoigné dans cinquante procès en faveur de l’industrie du tabac dans des cas de tumeur au cerveau et de cancer du cou. Un médecin a avoué avoir reçu 100 000 dollars pour un seul procès tandis qu’un autre a reconnu avoir lu, devant la Cour, une déposition écrite intégralement par les avocats d’un fabricant de cigarettes.

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