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Les plus jeunes également concernés

 

9% des 9-11 ans ont déjà fumé

 

Diagnostiquée BPCO à l'âge de 17 ans

 
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Être essoufflée en montant des escaliers ou après une course, oui. Mais en faisant son lit, là, Émilie a commencé à douter. La jeune femme aujourd’hui âgée de 23 ans souffre de BPCO.

« Quand on est ado et qu’on est essoufflé rien qu’en s’habillant, on se dit qu’il y a un truc qui ne va pas. » C’est à 17 ans que le mal qui la ronge a été décelé. La Broncho-pneumopathie chronique obstructive, résumée à BPCO, est la 3ème cause de mortalité en France, juste derrière les AVC. Chaque jour, 50 personnes disparaissent. Pourtant, la pathologie reste mal connue et le diagnostic a souvent du mal à être formulé.

 

De fortes douleurs aux poumons, cette respiration qui se fait mal et des hypersécrétions abîment son quotidien. « Souvent, les symptômes apparaissent à partir de la quarantaine. Donc, quand je suis allée voir mon médecin traitant, il a pensé à plein de choses, jusqu’à vérifier un possible cancer des poumons. Mais les résultats revenaient toujours négatifs. » Elle décroche un rendez-vous chez un pneumologue. « Pour lui, c’était une évidence. C’était une BPCO. » L’origine : à 90 % le tabac, 10 % la pollution. Émilie aujourd’hui âgée de 23 ans, ne s’en cache pas. « Comme beaucoup de jeunes, je me suis laissée entraîner. J’ai allumé ma première cigarette à 9 ans. » Selon les jours, elle en grille de 3 à 10. « A cet âge-là, on ne pense pas aux risques. Ça n’arrive qu’aux vieux et surtout qu’aux autres ! »

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement. « La seule chose à faire est d’arrêter de fumer et de faire du sport pour conserver au mieux, ses capacités pulmonaires. Choses que je fais. »

 

D’après les tests, les poumons d’Émilie seraient équivalents à ceux d’une septuagénaire.

Addictions et confinements

Addiction et confinement _ une jeunesse en fumée
 

 

Les confinements ont surpris par les conséquences inédites sur la vie professionnelle, sociale et affective de nos jeunes adolescents dans la construction de leur personnalité et les inquiétudes qu’elle porte.

Les jeunes, par ailleurs moins directement touchés par les symptômes les plus graves de la maladie, sont apparus parmi les plus déstabilisés. Des jeunes anxieux, angoissés, selon l’Enquête CoviPrev de Santé publique France.

Les confinements successifs, le stress, la dé sociabilisation, les pertes de repères, la précarité, n’ont fait qu’augmenter la consommation de tabac, drogues et alcool.

L'observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) fait un état des lieux des addictions en France au temps du confinement et relève une hausse significative de la consommation de tabac et de cannabis.

Ces addictions sont un autre dégât collatéral de la Covid-19.

 

Consultez l’étude de la Banque des Territoires « les impacts du confinement et de la crise sanitaire »

Une jeunesse en fumée

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Alors que les politiques de prévention tabagique semblent porter leurs fruits, on assiste à une nouvelle forme de consommation.

Les « roulées » associent pêle-mêle marijuana, cannabis ou haschich (substances souvent coupées avec d’autres produits indésirables et toxiques ; ex : microbilles de verre, pour augmenter le poids et par conséquence le prix).

 

Le cannabis a changé 

Toujours plus puissant et addictif, il n'a plus rien à voir avec ce que certains fumaient il y a vingt ans. Or, les ados fument de plus en plus alors que les effets toxiques du cannabis sont prouvés sur le cerveau.

 

La santé respiratoire, le psychique aussi

Alors que les effets toxiques de ces produits sont prouvés sur la santé respiratoire nos ados fument de plus en plus… Le mode d'inhalation du joint le plus souvent fumé sans filtre, son dosage « fait maison » et sa relation additive avec le tabac conduisent à une synergie sur le développement de bronchite chronique, d'emphysème pulmonaire, du déclin irréversible de la fonction respiratoire mais aussi des dommages sur la fonction vestibulaire.

On observe également des troubles sur le cerveau : perte d'attention et parfois de QI, déscolarisation, sentiment d’exclusion, solitude affective, épilepsie et même, dans certains cas, conduites psychotiques : la "fumette" se rajeunit (premier joint à l’âge de 10 ans), se féminise et est devenue un enjeu de santé publique tant respiratoire que psychique.

 

Chez les jeunes, le cannabis notamment a pourtant une bonne image. Il est réputé moins nocif que l'alcool ou la cigarette. Les adolescents français en sont les premiers consommateurs d'Europe.

"Jeunesse en fumée" (ci-dessous) leur donne la parole, sans filtre moralisateur :

 

La BPCO expliquée en BD

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