Comprendre la BPCO :

La BPCO plus dure envers les femmes

Lorsque l’on pense Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive, l’image stéréotypée est celle de l’homme âgé, ancien fumeur. Or, les femmes sont tout aussi touchées. Sauf que chez elles, la maladie est souvent plus insidieuse et aussi plus grave.

Selon Santé Publique France la surmortalité féminine liée à la BPCO augmente chaque année de 1,7% alors qu’elle est stable chez l’homme depuis les années 70.

Ce rôle du tabac dans la BPCO vaut pour l’homme comme pour la femme à la différence que celle-ci est encore plus vulnérable : à tabagisme égal, la BPCO sera plus sévère chez elle vis-à-vis de la fonction respiratoire (« VEMS » ou « Volume expiratoire maximal par seconde » plus bas) avec aussi une destruction plus importante du parenchyme pulmonaire, (partie intime du poumon composée des bronchioles respiratoires, des conduits alvéolaires et des alvéoles).

Le sous-diagnostic est persistant chez les femmes. Il ne faut pas se fier à l’âge, avec les années la maladie frappe plus tôt. Il est devenu courant de découvrir des BPCO chez des femmes entre 35 et 40 ans et souvent bien avant 60 ans.

Un problème de taille existe parmi les femmes qui ressentent des symptômes liés à la maladie, à savoir l’analyse des symptômes « essoufflement » et « fatigue ».

Les femmes à risque de BPCO sont des femmes jeunes, qui ont commencé à fumer assez précocement et qui, la plupart du temps ressentent un essoufflement. Or, ces femmes BPCO ne pensent pas à consulter car elles se disent uniquement « fatiguées » et non pas « essoufflées ».

Comme aucune anémie n’est mise en évidence, la fatigue est alors mise sur le compte d’une anxiété ou une dépression.

 

Le chemin est encore long pour que la BPCO des femmes soit diagnostiquée.

 

La sensibilisation du grand public est primordiale.