Comprendre la BPCO :

Diagnostiquée BPCO dès l'âge de 17 ans

Être essoufflée en montant des escaliers ou après une course, oui. Mais en faisant son lit, là, Émilie a commencé à douter. La jeune femme aujourd’hui âgée de 23 ans souffre de BPCO.

« Quand on est ado et qu’on est essoufflé rien qu’en s’habillant, on se dit qu’il y a un truc qui ne va pas. » C’est à 17 ans que le mal qui la ronge a été décelé. La Broncho-pneumopathie chronique obstructive, résumée à BPCO, est la 3e  cause de mortalité en France, juste derrière les AVC. Chaque jour, 50 personnes disparaissent. Pourtant, la pathologie reste mal connue et le diagnostic a souvent du mal à être formulé.

 

De fortes douleurs aux poumons, cette respiration qui se fait mal et des hypersécrétions abîment son quotidien. « Souvent, les symptômes apparaissent à partir de la quarantaine. Donc, quand je suis allée voir mon médecin traitant, il a pensé à plein de choses, jusqu’à vérifier un possible cancer des poumons. Mais les résultats revenaient toujours négatifs. » Elle décroche un rendez-vous chez un pneumologue. « Pour lui, c’était une évidence. C’était une BPCO. » L’origine : à 90 % le tabac, 10 % la pollution. Émilie aujourd’hui âgée de 23 ans, ne s’en cache pas. « Comme beaucoup de jeunes, je me suis laissée entraîner. J’ai allumé ma première cigarette à 9 ans. » Selon les jours, elle en grille de 3 à 10. « A cet âge-là, on ne pense pas aux risques. Ça n’arrive qu’aux vieux et surtout qu’aux autres ! »

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement. « La seule chose à faire est d’arrêter de fumer et de faire du sport pour conserver au mieux, ses capacités pulmonaires. Choses que je fais. »

 

D’après les tests, les poumons d’Émilie seraient équivalents à ceux d’une septuagénaire.