Comprendre la BPCO :

BPCO et tabagisme passif

Si la consommation de cannabis, la pollution de l’air au travail, les antécédents d’infections pulmonaires pendant l’enfance peuvent expliquer une BPCO, reste que dans plus de 80 % des cas, la broncho-pneumopathie chronique obstructive est due au tabagisme actif mais aussi passif.

Qu’on soit fumeur ou non-fumeur, les effets de la fumée de cigarette sont, en effet, nocifs pour absolument tous ceux qui y sont exposés puisqu’elle contient plus de 4 000 substances chimiques, toxiques et cancérogènes !

 

L’Académie de médecine précise même que cette fumée, extrêmement nocive, constitue « la source la plus dangereuse de pollution de l’air domestique, en raison de sa concentration élevée en produits toxiques, mais aussi parce que nous y sommes exposés à tout âge et pendant des périodes beaucoup plus longues que celles où l’on subit une pollution atmosphérique extérieure ».

Dès lors, on peut comprendre que le tabagisme passif représente un vrai risque d’exposition à certaines maladies. On sait, par exemple, qu’un enfant vivant dans un environnement de fumeurs peut notamment présenter de vives irritations au niveau des yeux et du nez, mais aussi développer des troubles liés à de l’asthme. On sait aussi qu’une exposition à la fumée augmente de 27% le risque d’une attaque cardiaque chez un non-fumeur. On comprend dès lors que le tabagisme passif peut jouer un rôle face au risque BPCO.

 

Il faut savoir pourtant qu’un patient atteint de BPCO qui s’engage dans une démarche de sevrage tabagique alors que ses bronches sont encore peu obstruées peut toutefois (et heureusement) espérer une stabilisation ou mieux encore, une régression de sa maladie… Mais, il faut savoir aussi, qu’à l’inverse, le fumeur qui va continuer dans son addiction s’expose à une aggravation de son état de santé.

Or, à des stades les plus avancés, quand la BPCO a déjà conduit à un rétrécissement des bronches trop important, la maladie peut devenir irréversible. Ainsi, quand la BPCO s’accompagne d’un emphysème pulmonaire, le patient ne peut plus espérer guérir, ni retrouver son état respiratoire initial.