Comprendre la BPCO :

BPCO et dyspnée respiratoire

La BPCO, maladie respiratoire chronique est à l'origine d'un essoufflement anormal, véritable handicap au quotidien.

Le poumon est un organe « élastique » qui se gonfle et se dégonfle facilement. Si cette liberté de mouvement est gênée par une obstruction des bronches ou une perte de l'élasticité pulmonaire, la respiration va nécessiter un effort anormal, mal perçu par le malade. Des problèmes d'échange gazeux au niveau des alvéoles, de faiblesse musculaire, de vécu émotionnel... vont accentuer la sensation d'essoufflement.

Cette évolution vers la chronicité (par opposition aux maladies aiguës qui guérissent) conduit à une insuffisance respiratoire chronique.

Dans ce cas, les poumons ne sont plus capables d'assurer leur travail d'oxygénation du sang, d'abord pour des efforts importants, puis pour des exercices de moins en moins intenses, jusqu'à ce que cette insuffisance se manifeste même au repos.

 

La dyspnée engendrée va conduire le malade à adapter son mode de vie et à limiter dans un premier temps les efforts importants. Plus la maladie va évoluer, plus la dyspnée va devenir importante et plus les efforts seront limités, jusqu'à ce que l'essoufflement apparaisse même au repos.

Cette spirale infernale va conduire à une modification du fonctionnement des muscles et de leur métabolisme (c'est-à-dire des réactions chimiques qui accompagnent la contraction musculaire). C'est ce que l'on appelle le déconditionnement responsable à son tour d'une majoration de la dyspnée. La reprise progressive d'une activité physique, sous contrôle médical, peut conduire progressivement à une amélioration de la dyspnée, indépendamment mais parallèlement au traitement de la maladie respiratoire.

 

À côté de ces maladies chroniques, des situations aiguës peuvent également s'accompagner de dyspnées d'autant plus intense et difficile à supporter qu'elles s'installent brutalement chez un sujet qui auparavant avait une vie normale. Généralement, ces dyspnées aiguës s'accompagnent d'autres signes : douleur thoracique, toux, hyperthermie, oppression... De nombreuses affections peuvent en être responsables : asthme en crise, décollement de la plèvre (pneumothorax), inflammation de la plèvre (pleurésie) ou maladie infectieuse (pneumopathie). L'embolie pulmonaire est également une cause fréquente de dyspnée brutale.