Comprendre la BPCO :

BPCO et activités physiques adaptées

Les maladies qui provoquent une insuffisance respiratoire chronique comme la BPCO ne se guérissent pas mais un traitement adapté, l’arrêt du tabac pour les fumeurs et une attention portée sur son alimentation et une activité physique régulière peuvent aider à améliorer la qualité de vie des malades.

On imagine encore trop souvent que l’essoufflement dû à l’insuffisance respiratoire n’est pas compatible avec le fait de pratiquer une activité physique ou sportive. C’est faux, et en réalité, bouger, chacun à son rythme, selon son âge et ses capacités, mais bouger régulièrement est la plupart du temps bénéfique pour retarder l’évolution et parfois faire reculer l’insuffisance respiratoire. L’activité physique régulière associée à des bonnes habitudes alimentaires permet d’éviter alors le surpoids, voire l’obésité et la sédentarité qui sont les ennemis jurés des maladies chroniques.

Cependant les patients doivent être particulièrement vigilants, voire surveillés lors de la pratique d’activités physiques ou sportives :

Certains malades « désaturent » à l’effort, c’est-à-dire qu’en faisant un effort, l’oxygénation diminue. C’est le cas par exemple pour les patients qui ont de l’emphysème ou des fibroses pulmonaires. Il faut alors bien évaluer ces malades dans leur capacité à faire des efforts car faire un effort en hypoxie, c’est-à-dire en manquant d’oxygène, peut s’avérer dangereux. On pratique des tests d’effort en laboratoire pour voir comment ils réagissent et adapter leur activité physique en fonction des résultats.

Il est difficile d’adapter un protocole standard car il est question de s’adapter pour chaque patient et à chaque instant. Donc à partir du moment où l’on s’adapte au patient, ce dernier peut pratiquer une activité physique quel que soit le stade d’avancée de sa maladie.

Si besoin, on propose une rééducation respiratoire afin de ne pas se laisser glisser vers une sédentarisation qui entrainerait non seulement une perte des capacités respiratoires mais également divers risques de santé comme le surpoids, le diabète, etc… Dans certains cas malheureusement, il y a des malades qui sont mis sous oxygène dès qu’ils marchent ou font un effort. On appelle cela une oxygéno-thérapie de déambulation.

Il existe des centres de réhabilitation respiratoire partout en France même si bien entendu le réseau mérite d’être développé (voir la carte des centres de réhabilitation respiratoire). Les médecins également sont sûrement trop peu informés sur leur existence et diffusent donc peu le message à leurs patients. Pourtant l’activité physique fait bel et bien partie intégrante du traitement. C’est aussi important que de prendre ses médicaments.