Comprendre la BPCO :

BPCO : une alimentation saine et équilibrée

Une alimentation saine et équilibrée est essentielle pour tout le monde et particulièrement pour les personnes qui ont une maladie chronique respiratoire. Elle permet une amélioration de la qualité́ de vie, de la respiration et de la tolérance à l’effort. De ce fait, la prise en charge nutritionnelle fait partie intégrante de la réhabilitation respiratoire.

Certaines habitudes alimentaires ou certains aliments peuvent aggraver ou soulager certaines maladies respiratoires comme l’asthme ou la BPCO :

Quelques conseils nutritionnels :

  • Augmenter les apports en fibres (légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses) a un effet bénéfique sur le contrôle de l’asthme et permet également de réduire l’inflammation des voies respiratoires. Cela permettrait également de freiner le développement de la BPCO et une amélioration des débits bronchiques.

 

- Varier les sources de protéines pour ne pas se lasser (viande blanche, poisson, œufs, soja, légumineuses…)

 

- Favoriser les aliments riches en oméga-3 qui peuvent aider à diminuer l’inflammation. On les trouve dans les poissons gras (saumon, truite, sardines…) et les graines oléagineuses (noix, amandes, noisettes…)

 

- Diminuer la consommation de graisses saturées (viande grasse, charcuterie, crème fraiche) pour éviter l’augmentation de l’inflammation et l’aggravation des symptômes de l’asthme (toux, respiration sifflante, essoufflement et oppression thoracique)

 

- Limiter les produits sucrés, l’alcool et le sel

 

- Eviter les fast-foods et les préparations culinaires du commerce

 

- Veiller à une hydratation suffisante pour favoriser le processus de circulation tout en gardant les poumons hydratés et prêts à éliminer les toxines indésirables.

- Spécificités pour la BPCO (25 à 50% des personnes atteintes d’une BPCO ont une mauvaise situation nutritionnelle et au moins 20% sont en état de dénutrition) :

Attention à la dénutrition, c’est-à-dire à l’état dans lequel les besoins en énergie ou en protéines de l’organisme ne sont pas couverts. Il est important de rester vigilant si on constate une perte d’appétit et consommer alors des aliments plus riches (fromages à pâte ferme).

- Adopter une alimentation fractionnée pour limiter les difficultés respiratoires avant et après les repas.

- Augmenter les apports nutritionnels lors de la réhabilitation (source de dénutrition).

Il est souhaitable de consulter un diététicien ou un nutritionniste pour atteindre et maintenir un poids santé permettant de conserver énergie, améliorer la qualité de vie et la capacité physique et prévenir les infections.