Comprendre la BPCO :

Anxiété et tabagisme : un cercle vicieux

D’un point de vue épidémiologique, les troubles anxieux sont plus fréquents dans une population souffrant de BPCO.

Ces troubles anxieux regroupent plusieurs entités diagnostiques, allant de l’anxiété généralisée au trouble panique.

Le tabagisme étant associé à des niveaux d’anxiété élevés, il est observé que les personnes anxieuses ont un risque de comportement addictif plus important que les personnes ne souffrant pas d’anxiété.

Ces patients ont plus de peine à cesser de fumer au vu de leur terrain anxieux, et connaissent un risque par conséquent plus important de développer voire d’aggraver leur BPCO.

Les exacerbations induisent une peur de suffoquer avec parfois, dans des cas sévères, des sensations de mort imminente. Ceci induit une appréhension anxieuse d’une future exacerbation, augmentant ainsi le stress ressenti et la dyspnée.

L’anxiété rend le sevrage tabagique plus difficile car l’état de manque aura tendance à l’augmenter. Cette difficulté accrue à cesser la consommation de tabac accélère l’évolution de la maladie pulmonaire.